A venir en 2018…!

Atelier des 4 éléments - Stage mensuel 2018 sur la croissance de l'Être - Démarrage: Samedi 20 janvier 2018 - 14h-17h
Les 7 cycles de l'être

L’Expansion et la contraction

 

 L’univers est une diffusion du divin Tout dans l’espace et le temps infinis, l’individu sa concentration dans les limites de l’espace et du temps.
Aurobindo

 … en l’homme se concentre visiblement, à partir de la fin du Tertiaire, le principal effort évolutif de la Terre.
Qu’en l’Homme la Vie, depuis le Pliocène, semble avoir concentré (tel un arbre sur sa flèche) le meilleur de ce qui restait de sève, — comment échapper à cette évidence! … Depuis son origine jusqu’à nos jours, l’Humanité … a certainement passé par une période d’étalement géographique, au cours de laquelle il s’agissait avant tout pour elle de se multiplier et d’occuper la terre. Et ce n’est que tout dernièrement … que les premiers symptômes sont apparus dans le Monde d’un reploiement définitif et global de la masse pensante  à l’intérieur d’une hémisphère supérieure, où elle ne saurait plus aller que se contractant et se concentrant sous l’effet du temps. p. 93 puis 108, 109.
T. de Chardin (le Groupe Zoologique Humain)

«  … Or la tâche pratique qui en découle est celle de l’alchimie intérieure : la transmutation des instincts déchus en leurs prototypes non déchus… par voie de métamorphose, c’est-à-dire par constrictions et expansions  alternées … par constriction de la tendance expansive ; le résultat est une élévation, suivie par une expansion sur le plan nouveau atteint par l’élévation, qui sera à son tour suivie par  la restriction dont résultera  une nouvelle élévation, et ainsi de suite. C’est la loi de la métamorphose que GOETHE a constatée et étudiée dans le règne végétal … »
Méditations sur les 22 arcanes majeurs du Tarot, ed. Aubier

Présentation, généralités

Ce chapitre qui est un complément ou un  appendice du chapitre « l’aller et le retour » constitue en quelque sorte une version imagée du cycle en le présentant comme une respiration rythmant le vivant et l’ensemble de l’univers (dont l’expansion serait encore en cours ?).

A ce souhait d’aborder le cycle sous une forme plus « physiologique », s’ajoute celui de l’aborder sous l’angle du particulier et de quelques exemples du quotidien, chaque forme d’existence se trouvant toujours à un moment donné de son cycle …

A part cela, le mouvement d’expansion-contraction  reste soumis aux mêmes lois et aux mêmes processus que ceux présentés dans le chapitre « l’aller et le retour » dont nous avons dit qu’il consistait en une différenciation et une intégration : nous ne reviendrons donc pas sur ces lois et processus pour expliquer la façon dont cette expansion-contraction  explique l’évolution.

Rappelons néanmoins succinctement que le cycle d’expansion-contraction qui concerne tout autant le système dans son ensemble que ses acteurs, comporte lui aussi  sept étapes (le septénaire) corrélées aux Sept Archétypes fondamentaux (cf. tome Archétypes), deux phases, l’expansion et la contraction, renvoyant respectivement à l’aller et au retour (ou à la différenciation et à l’intégration) et à la dualité de l’Etre, la phase de contraction ne ramenant pas l’état d’expansion à son état de contraction initial  mais évoluant au contraire vers une intégration : nous ne serions donc pas confrontés à l’angoisse du trou noir s’aspirant inéluctablement et s’annihilant en lui-même où rien après lui n’aurait plus cours mais vers un niveau supérieur de complexité !

Le pâtissier qui appuie sur sa douille ne ramène pas la pâte à l’état de farine mais la transforme en la crème du chou dont on se suce les doigts !

La contraction, seconde phase du cycle, peut aussi être suivie d’une troisième phase (de transcendance)  amorçant le départ d’un nouveau cycle dans le contexte d’un nouveau système ou d’espace-temps, l’évolution consistant à passer d’un système ou d’un espace-temps  à un autre (cf. le chaînon et la chaîne).

Il faut donc voir l’expansion comme la différenciation de l’ensemble du système dans ses multiples Parties (évolution à dominante collective), et la contraction comme  l’intégration  (ou la synthèse) de ce système par un unique type de Parties (évolution à dominante individuelle), ce type unique de partie étant actuellement l’Homme.

Chaque système s’expanse d’abord en ses multiples Parties (les premières d’entre elles étant les Semences) pour se condenser ensuite en des Parties -les Fruits ultimes- qui en sont la synthèse et éventuellement les semences d’un nouveau cycle.

L’expansion augmente les distances et disperse les éléments constitutifs du système qui semble ainsi se désorganiser ou augmenter en entropie. Mais dans ce mouvement se réalisant dans le contexte d’un Tout unitaire, c’est le contraire qui se produit: l’ensemble des Parties qui se différencient au cours de la phase d’expansion  augmentent en information (leur champ d’action et de perception s’élargit) tout en restant liées à ce système par les forces et le flux qui l’animent (cf. plus loin). Au fil du temps, ces Parties s’associent et s’organisent en éléments de plus en plus complexes qui deviennent capables d’intégrer individuellement au cours de la phase de contraction, l’ensemble des informations des Parties précédentes.

Les forces du système qui se différencient et s’affinent tout au long du cycle (cf. Le Un du tome Archétypes et Acte I du tome Scènes par exemple) relient continuellement les Parties entre elles et au système dont elles dépendent.

Les forces servent de liant aux parties et donnent sa cohésion au système qui, ne l’oublions pas, constitue obligatoirement une Unité pour être considéré comme tel. (la suite dans le PDF ci-dessous)

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