“C’est donc moins par leurs performances et leurs fonctions que par la nature de leur structure que l’animal et la plante diffèrent radicalement. Mais cette différence n’est que l’expression des deux pôles complémentaires de la vie. Car de même qu’à la photosynthèse des plantes correspond la respiration, qui produit des échanges gazeux en sens inverse, l’animal et le végétal se complètent: une complémentarité qui a frappé de tous temps les plus fins observateurs, lesquels l’ont symboliquement exprimée de façon suggestive.”

J.M. Pelt, « Mes plus belles histoires de plantes

« La justification du royaume végétal est de nourrir les animaux et les hommes, de fixer le sol, d’accroître la beauté, d’équilibrer l’atmosphère. On m’expliqua que les plantes et les arbres chantent en silence pour les humains et qu’ils nous demandent en échange de chanter pour eux […] La justification principale de l’animal n’est pas de nourrir les hommes, mais il y consent en cas de nécessité. Son but est d’équilibrer l’atmosphère, d’être un compagnon et un éducateur par l’exemple. C’est pourquoi, chaque matin, la tribu adresse un message ou une pensée aux animaux et aux plantes qui se trouvent sur son chemin ; Ce message dit : « nous croiserons ton chemin. Nous venons honorer le but de ton existence. » Aux plantes et aux animaux de s’arranger entre eux pour désigner celui qui sera choisi ».

Marlo Morgan, Message des hommes vrais aux hommes mutants, p. 84

Différemment à ce qui est communément admis concernant la phylogénèse animale et végétale, à savoir que le règne animal apparaît après le règne végétal qui se trouverait donc à un niveau d’évolution moindre, je développe ici l’idée qu’animal et végétal évoluent simultanément comme le feraient la queue et la tête d’un même organisme. C’est en vertu de cette synchronicité et de cette complémentarité que les règnes animal et végétal peuvent être présentés simultanément et comparativement.

Animal et Végétal :
phylogénèse et classification

Issus respectivement des amibes et des flagellés, et avant cela des protophytes et des protozoaires, c’est-à-dire des cellules chlorophylliennes et non chlorophylliennes manifestant les deux versants du monde cellulaire du Vivant (cf. Acte III), le Végétal et l’Animal manifestent de même les deux versants du monde de l’Intelligence des Organismes (cf. Acte IV) en tirant comme les cellules leur énergie soit du soleil soit du sol, mais se distinguent aussi par les deux types de sexualité que sont l’hermaphrodisme (les deux sexes le plus souvent réunis chez le Végétal) et le gonochorisme (sexes séparés le plus souvent chez l’Animal). Le schéma a montre que les règnes animal et végétal occupent les deux versants exclusif et inclusif du cycle des Organismes, révélant par là même la dualité essentielle de l’Etre (cf. le Un et le Deux du tome Archétypes) ou la dimension ontologique ou verticale assurant la dynamique du monde de l’Intelligence.

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